Les copains d’abord 2-3 CS Allassac

4ème convocation depuis l’ouverture de la saison le 7 septembre et effectif en berne puisque nous réunissons une douzaine d’acteurs contre le CS Allassac.

les copains d'abord

Greg est arrivé sur le fil et c’est Nino qui prend place dans les buts. La partie est engagée par les visiteurs qui perdent le ballon au profit de Pat qui sert Olive pour un centre devant le but que Bébert dévie sur Sébastien De Oliveira, le portier ardoisier qui dévie en corner, lequel ne donne rien. Les allassacois répliquent par une frappe lointaine de Fred Lortholarie, hors cadre. La minute Bébert nous confirme que notre centre-avant est un explosif à mèche lente. Il reprend un centre venu de la droite mais expédie le ballon sur Sébastien. Il est à la réception d’une combinaison Pat-Olive sur coup-franc, mais il est en position de off-side. Opiniâtre, il exécute une bonne frappe, mais s’obstine à faire briller le gardien. L’effet Dallas attendu de son association avec JR se fera attendre d’autant que la défense ardoisière bien regroupée autour de Jean Marie Masdupuy et Benoît Herraez laisse peu d’espaces. Le premier quart d’heure est plutôt à notre avantage, même si les ardoisiers, bien guidés par David Bouillaguet profitent du moindre ballon pour mettre en position leur n° 9 Fred Husson, pour l’instant bien contrôlé par Manu et Mathieu.

Alors que Nino n’a pas eu à s’employer véritablement jusque-là, une frappe de 35 mètres de Fred Lortholarie, de type lucarnienne laisse de marbre notre plus que sexagénaire portier (1-0). Cette ouverture du score inopinée stimule les ardoisiers qui, nous voyant dans les cordes, nous mettraient bien KO. Manu, à l’issue d’un duel échevelé doit laisser filer son adversaire débordant sur le flanc gauche, dont le plat du pied final se heurte à un remarquable arrêt au sol de notre expérimenté gardien qui, sur ce seul geste, justifie les 5 étoiles que je lui accorderai à l’issue de sa demi-heure réglementaire. La fin de première période est marquée par l’omniprésence de Bunny qui d’abord frappe un coup franc de 25 m repoussé en corner par Fabien, puis expédie une ogive à pareille distance qui fuit la transversale et enfin se trouve à la réception d’une action collective pour finir d’un tir croisé qui rase le poteau. On en restera sur cet écart minimum au terme d’une bonne séquence de foot loisir.

Nino a fait sa pige et décide de prendre un repos bien mérité d’autant que Jo est arrivé et qu’il est le partenaire idéal pour boire une bonne bière. Greg prend définitivement position dans les buts.

La partie redémarre avec les mêmes intensions offensives dans les deux camps. Un bon mouvement collectif sur la droite où Manu est concerné, où JR glisse mais réussit à dévier vers Olive aboutit à un centre devant le but qui sème la panique mais n’accouche que d’un corner. Un ballon perdu par Bébert dans le camp allassacois nous inflige un contre assassin qu’une sortie déterminée de Greg au-devant du n° 7 visiteur étouffe au ras de la coquille (… c’est plus avancé que dans l’oeuf). Nous nous procurons des occasions, notamment par Olive dont les frappes sont très (trop) aériennes. Mais, Greg doit encore s’employer pour s’opposer à une frappe placée de l’avant-garde ardoisière. Bébert fait de louables efforts mais il n’arrive pas à se dépêtrer de la délicate attention prodiguée par ses gardes du corps centraux. Il obtient cependant quelques coup-francs intéressants mais nous souffrons d’un dérèglement du goniomètre avec pour conséquence des trajectoires hyperboliques inadaptées.

(…) En attendant, il appartient à notre « Zé Béberto » de danser la samba dans la surface de réparation allassacoise. Il choisit le dernier tiers de cette seconde période pour, dans un équilibre précaire, être à la réception d’un bon centre de Cédric, très actif par ailleurs, et d’une frappe écrasée qu’aurait appréciée Philippe Gondet, tromper Sébastien au second poteau, surpris par le rebond pervers du ballon de Bébert (1-1). Mais, il ne faut que quelques minutes pour anéantir nos louables efforts. Une action collective allassacoise est bonifiée par nos trop nombreuses approximations et nous abandonnons Greg qui subit un face à face perdant (1-2).

Ce coup du sort ne change rien à nos principes et nous reprenons la possession du ballon et même nos défenseurs ont des fourmis offensives dans les jambes, nous exposant du coup aux contres dont l’un va encore nous punir après que Greg ait déjà sauvé une première fois la patrie (1-3). Après que Mathieu ait réussi un o’soto gari sur le n° 7 allassacois, un dernier mouvement collectif met Pat en position dans la surface de vérité, mais sa frappe placée trouve encore Sébastien sur la trajectoire. Fin de période sifflée par Basri.

Fabrice Nifeur est arrivé et il va enfin pouvoir faire ses premières foulées avec notre maillot. Le remaniement est de fait limité, Seb prenant place derrière pour libérer Mathieu qui va diriger l’équipe cuisine improvisée par Nino et Jo.

Cette dernière séquence débute par un débordement d’Olive dont le centre devant le but ne trouve pas preneur. Il manque deux cheveux à ce même Olive pour prolonger dans le but un centre de Bunny. Finalement, il revient à son frère Pat de donner raison au clan des gauchers en exécutant une frappe croisée que Sébastien ne peut dévier (2-3).

Nous sommes bien dans ce match, dont le suspens est hitchcockien. Une super action personnelle de Damien met Bunny, très offensif, en position mais son tir rase le poteau. David Bouillaguet, d’une frappe tendue met en valeur Greg qui nous gratifie d’un bel arrêt. Les jambes d’Icham, ultra rapide, perturbent nos défenseurs et le duel qu’il livre à Manu est dantesque. Nous dominons cette fin de rencontre mais Olive ne trouve pas le cadre alors qu’il est dans la surface. Fabrice, à la réception d’une longue transversale expédie le cuir à Noailles. Il remet ça quelques minutes plus tard ce qui nous occasionne des frais de carburant pour récupérer la couenne. Bébert en a marre (ne’n ai marre en patois limousin), et Basri qui l’a bien senti, interrompt cette rencontre de vrai foot-loisir. C’est nous qui réglons l’ardoise (2-3), faute d’avoir su convertir nos nombreuses occasions.

Après quelques rafraîchissements accompagnés de cochonnailles, nous partagerons un repas simplissime où une piperade initiée par le chef Mathieu et cuite à point par le pyromane Nino sera servie à discrétion.

Cela n’empêchera pas quelque indiscrétion à table, comme celle relative à l’absence inhabituelle de notre Pascal mais, le devoir de réserve que je m’impose m’interdit de vous la rapporter.

Excellente soirée. On retrouvera le CSA en avril 2018.

Manuel Hermida, à Puyblanc pour Les Copains d’ Abord

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