Épisode 19 : Ils ont tout donné face à Saint Pantaléon

Dimanche 31 mars 2019 l’équipe fanion recevait sous les premières chaleurs la réserve de Saint Pantaléon pour la 19ème journée de Régionale 3.

Recrues ASJN

L’amphithéâtre du Puy Blanc était presque plein. C’était le premier cours de l’heure d’été et les spectateurs se rassemblaient cahin-caha autour de la main courante.
Le début de semaine, c’est l’occasion de faire le bilan autour d’une tasse de café. De partager ses exploits du weekend, d’évoquer les vicissitudes de la vie. Les espoirs de ces footeux rêvant de lendemains radieux se mêlant aux affres de la réalité avec son lot de solitude et de dépression inhérente à la vie émotionnellement survolté de cette immaturité tactique. Et même s’ils en avaient vécu des choses jusque-là, aucun n’était vraiment prêt lorsque le capitaine entra dans l’amphithéâtre des rêves.

Forcément qui dit « Terrain sec », dit « football de village». Qui dit « football de village », dit « football d’ouvrier ». Et qui dit « football d’ouvrier », dit « Régionale 3 ». Et la Régionale 3, c’est quoi ? Ben c’est « Le football vrai » ! Celui des hommes avec du cambouis sur les mains, des callosités sur les pieds et qui se provoquent par des petites phrases de coq ! En Régionale 3, les valeurs misent en avant sont l’engagement féroce, le combat brutal, et l’échange viril ! Et, comme représentant officiel de cette pugnacité, pur idole de notre coach, symbolisant au mieux ce concept de « sport bestial », j’ai nommé :

Raphael Hardy

« Qui est-ce ? Quelqu’un le sait-il, seulement ? … Allons… Putain, mais qu’est-ce que l’on vous apprend, merde ! Personne ne connait ce grand homme ? Je vous jure…
– … Monsieur ? C’est Matt Pokora, monsieur ?
– Cassez-vous !
– … Mais…
– Sans déconner. Foutez-moi le camp

L’homme que vous avez sous les yeux, n’est autre que… Raph Hardy. Un joueur sourd à toute forme de gentillesse sur un terrain dont la principale caractéristique fut de briser les chevilles, les reins et les couilles de nos adversaires. Souvent en retard (d’une seconde), tout le temps sur ton dos, il nous a appris que pour gagner au football, il ne fallait ni forcément « défendre » ou « attaquer », mais aussi « défoncer ». Son chef d’œuvre restera à jamais son tacle par derrière et en retard bien sûr sur sa compagne Annabelle lors d’un entraînement.
« Alors… Pourquoi je vous parle de Hardy ? Pour deux choses : La première parce que vous êtes à la recherche de potin sur l’équipe. Mais surtout parce qu’il est le symbole de ce qui nous faut actuellement pour gagner des matchs.
Parce que oui, je veux bien que l’on discute tactique, taux de réussite, Expected goals xG, mais à un moment donné, faut remporter faut les duels bordel de merde. Et ne vous méprenez pas, je n’aime pas la vulgarité. Mais là, elle appuie mon propos. A force de vouloir contrôler le jeu, de rechercher systématiquement la passe, on en oublie aussi ce qui fait une force dans un match de foot de Régionale 3 : la percussion et le pilonnage de ligne, les amis ! 

Parce que menés au score quasiment toute la partie et même en infériorité numérique pour la fin de la rencontre, les coéquipiers novaliens ont imité leur prophète Hardy. En seconde période, ils ont rangé les chaussons de danse, fait monter le bloc et ont envoyé du ballon dans le camp adverse pour maintenir Saint Pantaléon dans un état de tension slipométrique semblable à celui de Christophe Castaner chaque samedi devant sa télévision allumée sur BFMtv. Les rouge et jaune se sont unis pour défendre vigoureusement et avec rage leur territoire et c’est Pierre Vernat d’un coup de griffe du gauche à la 92ème minute qui faisait sauter de joie les supporters de l’ASJN. 1-1.

Malgré un 11 de départ toujours remanié et composé de joueurs passés par les équipe A, B et C. Les joueurs, pourtant pas habitués à évoluer ensemble, avaient cette idéologie commune, une ambition de grandeur partagée : ne pas tomber à domicile et tout donner pour le maillot rouge et jaune. Mission accomplie face à une belle équipe de Saint Pantaléon a qui nous souhaitons le meilleur pour la suite.

Bravo. Au revoir.

Attention, cet article entre dans la catégorie « Décalé » ! Il peut contenir des séquences à but humoristique (second degré), non apprécié de tous mais qui reste évidemment de l’humour. Il arrive que certaines blagues ne fonctionnent pas parfois, et ne plaisent pas à tous. Pardon.